Un adulte actif passe en moyenne un tiers de sa journée au bureau. Vous souhaitez être cohérent avec vos engagements, et être éco-responsable… même au travail ? Suivez le guide, et découvrez notre sélection de joyeuses astuces !

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1 / Minimiser l’impact de ses transports

Avant d’agir sur son impact environnemental au travail, il s’agit naturellement d’y arriver. Selon votre situation, vous pouvez réduire vos émissions en faisant le choix de vous rendre au travail en transports en commun. Si vous êtes un de ces chanceux qui habitent à proximité, vous pouvez aussi opter pour la marche ou le vélo, qui vous permettront de faire du sport par la même occasion. Attention cependant aux auréoles en arrivant l’été, mieux vaut vous changer sur place dans ce cas !

Si vous utilisez votre voiture pour vous rendre sur votre lieu de travail, il existe là encore des applications mobiles pour vous trouver des “covoitureurs” réguliers : la pratique se développe rapidement, se déclinant même sous le nom de « court-voiturage quotidien ». Permettant de partager les frais d’essence ainsi que d’alterner entre conducteur et passager, vous pourrez donc même finir votre nuit bien installée dans la voiture de votre compagnon de route. Si vous n’avez pas le permis, pas de panique, vous pouvez rester simple passager et bénéficier de ce service. Encore mieux, l’application Karos s’est associée au STIF (Société des Transports de Paris et d’Ile de France) : si vous avez un passe Navigo, vous avez deux trajets financés par la RATP ou la SNCF, à hauteur de 20 kilomètres par trajet. De quoi coupler au mieux transports en commun et covoiturage, et arriver au travail sans avoir (trop) été compressé dans le métro parisien !

Enfin, si votre poste et votre entreprise vous le permettent, vous pouvez également opter pour du télétravail. Car la meilleure façon de réduire son impact au bureau, c’est aussi de ne pas s’y rendre !

2 / Pas trop de petits papiers en entreprise !

Ici pas de secret, mais du bon sens. Réduire ses impressions, utiliser le mode d’impression « recto-verso » (qui consomme finalement 50% de papier en moins). D’autres techniques pour réduire sa consommation d’encre consistent à utiliser une police écologique, ou d’imprimer en mode noir et blanc lorsque c’est possible. Vous pouvez aussi suggérer à votre entreprise de se fournir en fournitures en matières recyclées (ramettes de papier, classeurs, chemises, boîtes d’archivage, rubans adhésifs etc). Une fois l’utilisation des documents terminée, le verso blanc peut vous servir de brouillon ou fera le bonheur de vos enfants (ou de ceux de vos collègues !) qui pourront s’en servir pour dessiner. S’il vous en reste quand même quelques-uns à jeter, n’oubliez pas de les recycler ! La box papiers des joyeux recycleurs est là pour ça 🙂

3 / Au bureau, vos e-mails vous trierez !

Cependant, la consommation de papier est complémentaire de la consommation d’électricité liée à l’informatique. Et dans ce domaine, il est un élément omniprésent qui consomme des quantités toujours plus importantes d’énergie : les emails. Évitez aussi les mails avec des pièces-jointes trop lourdes et sélectionnez bien les destinataires pour ne pas vous retrouver avec de longues listes. Pour rappel, un email envoyé sans pièce jointe d’un émetteur A à un destinataire B génère l’équivalent de 30g de CO2. Une fois traités pensez à bien supprimer vos mails et à vider votre corbeille pour libérer du stockage, ultra gourmand en électricité.

Vous l’aurez compris, un geste écologique tout simple serait de traiter et supprimer ses mails. Quand on voit le nombre de messages stockés sur certaines adresses, on se rend vite compte qu’il peut s’agir d’un véritable enjeu écologique. A titre d’exemple, il a été calculé que si chaque français supprimait 30 mails, l’énergie économisée pourrait servir à alimenter la Tour Eiffel pendant 40 ans. Pas mal, non ?

Certaines entreprises comme Newmanity proposent des services de messagerie électronique respectueuse de l’environnement, s’appuyant sur des serveurs conçus pour consommer beaucoup moins d’énergie. Toujours sur la question énergétique, des conseils basiques tels que bien éteindre la lumière et le chauffage en sortant d’une pièce peuvent participer à une baisse globale de la consommation de l’entreprise. Mieux, les thermostats programmables intelligents peuvent vous permettre de ne plus vous soucier de ces détails. En été, on préférera le bon vieux ventilateur à la climatisation, bien plus énergivore. Enfin, il ne faut pas oublier que les appareils consomment de l’électricité même éteints s’ils sont branchés sur le courant.
La ruse consistera ici à fonctionner avec une multiprise par personne, charge à chacun de la débrancher (ou à l’éteindre tout simplement) avant de partir.

4 / Les pauses, moment important pour votre bilan carbone

Au moment des pauses entre collègues de bureau, de grandes réductions d’émissions peuvent être réalisées en faisant des choix simples. Il convient tout d’abord de rappeler que les mégots devraient être laissés dans des cendriers prévus à cet effet, eux-mêmes vidés à la poubelle. Sinon, les services de la ville utiliseront en général de l’huile de coude (balais-brosse) ou des ressources non renouvelables comme l’eau pour évacuer les déchets dans le caniveau. De là, un mégot peut polluer jusque 500 litres d’eau, ce qui génère un coût important de décontamination pour être réinjectée dans les réseaux. Pire, cette pollution peut ensuite finir dans des cours d’eau, risquant de tuer les espèces aquatiques. C’est dommage, quand on sait que les mégots sont des déchets aujourd’hui 100% recyclables et peuvent être facilement collectés en entreprise.

Ensuite, vient le choix du repas et des éventuels en-cas de votre journée de travail. Vous pourriez par exemple commencer par emporter votre repas, cuisiné par vos soins à la maison. De cette manière, vous alliez l’utile à l’agréable : progresser en cuisine, tout en ayant un contrôle total sur la qualité de vos plats. Si vous n’avez pas le temps de cuisiner le soir, vous pourriez également amener votre propre récipient (de préférence en verre, le plastique risquant de migrer dans votre nourriture au niveau microscopique) de manière à économiser de la vaisselle jetable si vous achetez des plats à emporter.

Vous êtes un/une habitué(e) des repas livrés au bureau ? Amenez un jeu de couverts afin de refuser systématiquement les couverts et serviettes jetables proposés par les restaurateurs ! Bien entendu, la composition de votre plat joue également énormément sur le bilan final. La viande rouge et les produits ayant beaucoup voyagé comme l’avocat sont particulièrement consommateurs en eau et en énergie. Attention aussi au soja et au quinoa importés, dont la culture est particulièrement néfaste écologiquement. Préférez-leur du quinoa français, et privilégiez généralement des produits de saison, frais et locaux. Ce sont votre portefeuille, votre santé ainsi que la planète qui vous en remercieront !

5 / Et du côté des boissons… adieu plastique !

Après le repas, en-cas et café ou thé sont généralement consommés. Là encore, passer au café en grain peut-être une piste de réduction des déchets. Si vous utilisez des gobelets, pensez à bien les recycler, ou sinon passez au mug personnalisé, et posez le fièrement sur votre bureau. Si votre entreprise utilise des gobelets jetables mieux vaut utiliser des gobelets en plastique qu’en carton. Bizarre, me direz-vous. En fait, les gobelets carton sont recouverts d’une fine pellicule de plastique leur conférant leur étanchéité. Cette pellicule non recyclable pose soucis lors du recyclage, car trop fine pour être correctement séparée de la matière carton, qui elle se recycle sans problème. Les gobelets 100% plastique sont eux parfaitement pris en charge et recyclés avec une perte minime de matière. A noter que les bouteilles plastique peuvent elles aussi très simplement être recyclées.

Enfin, gardez à l’esprit que les initiatives en entreprise, écologiques ou non, sont toujours plus facilement appliquées lorsqu’elles sont suivies par plusieurs personnes. Cherchez du soutien auprès de votre équipe, vous aurez ainsi plus d’impact et vous serez plus susceptibles de rester motivés dans la durée.