Le Conseil de Paris a adopté une série de mesures visant à faire disparaître les mégots des trottoirs de la capitale. Les joyeux recycleurs reviennent sur cette avancée en matière de lutte antipollution.

Recyclage à Paris - Poubelles à mégots

Les mégots, un indésirable qui s’invite partout

Les mégots sont un véritable fléau à Paris : les services publics en ramassent 350 tonnes par an, soit environ 10 millions de mégots par jour ! Si les gestes civiques de propreté classiques (comme jeter ses emballages plastiques ou papiers à la poubelle) semblent être de mieux en mieux respectés, le jet de mégot sur la voie publique fait toujours partie des habitudes de beaucoup de parisiens.

Quand on sait qu’un seul mégot pollue à lui seul 500 litres d’eau, il s’agit d’une source très importante de pollution à laquelle la mairie de Paris a décidé de s’attaquer.

Ces mesures sont dans la continuité de l’expérimentation dans six parcs et jardins (jardin Anne Frank 75003, jardin Yilmaz Güney 75010, square Trousseau (75012), square Henri Cadiou 75013, parc Georges Brassens 75015 ainsi que le square des Batignolles 75017) d’où la cigarette avait été interdite depuis Juillet 2018.

Un dispositif complet

Les mairies de chaque arrondissement devront bientôt désigner des « rues sans mégots » sur la base du volontariat. Les commerçants et entreprises devraient aussi être mises à contribution afin de sensibiliser le public et consolider l’effort collectif. Des cendriers de poche seront par exemple distribués pour combattre la mauvaise habitude du jet de mégot. Des ateliers et actions de sensibilisation contre le tabagisme seront aussi proposés car une cigarette non fumée est aussi potentiellement un mégot en moins dans les caniveaux de la ville.

Parallèlement, les lois antipollution sont aussi appliquées avec plus de fermeté. En effet, les verbalisations (d’un montant de 68€) liées au jet de cigarette sur la voie publique sont en augmentation, avec 35 800 amendes établies en 2018 contre 24 500 en 2017 (Mairie de Paris). Un dispositif renforcé donc, rendu indispensable au vu de l’état actuel des filières de recyclage (une seule usine en Bretagne). et de la dangerosité de ce déchet du quotidien (4000 substances toxiques, 25 ans pour se décomposer dans la nature).