Découverte il y a moins d’un an au Japon, cette bactérie mangeuse de plastique pourrait lutter contre la pollution des océans. Seulement, tout n’est pas si simple.

Ideonella Sakaiensis

C’est par hasard qu’une équipe de chercheurs américains et britanniques a découvert Ideonella Sakaiensi. Cette bactérie permettrait de détruire naturellement de fortes quantités de polytéréphtalate d’éthylène (PET), ce type de plastique qu’on retrouve dans la quasi-totalité des bouteilles et flacons en plastique. Considérant les 8 millions de tonnes de plastique qui finissent chaque année dans les océans sans être recyclés, certains parlent déjà de cette bactérie comme une solution alternative pour lutter contre la pollution marine. Alors, qu’en est-il vraiment ?

Solution révolutionnaire ou utopie ?

Il est encore trop tôt pour le dire. Les scientifiques travaillent actuellement d’arrache-pied pour améliorer les performances de cette bactérie. L’objectif premier est de pouvoir l’utiliser massivement et de manière industrielle pour lutter contre la pollution. Ainsi, si nous sommes encore en mesure d’espérer, il faut aussi être réaliste. Le quotidien suisse Le Temps rappelle que, malgré tout le travail d’optimisation des scientifiques, la bactérie mettrait encore environ 5 semaines pour détruire un film de PET de 2 cm. Dès lors, la meilleure solution reste encore d’essayer de ne pas produire de plastique et de le recycler.