Comme chaque année, l’Université de Yale a publié son classement des pays les plus écologiques du monde. Intitulé l’Indice de Performance Environnementale (IPE), cet outil permettant le classement entre les pays a été créé pour évaluer, comparer et améliorer l’efficacité des politiques environnementales.

Idée Verte - performance écologique, France, développement durable (dans)

Indice de Performance Environnementale (IPE)

Cet indice a pour caractéristique d’évaluer la performance environnementale. Il mesure l’impact des politiques environnementales menées à l’échelle d’un pays, d’une ville ou d’une entreprise. Il peut prendre en compte les consommations d’énergie (renouvelables ou non), la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la biodiversité et la promotion de modes de production et de consommation responsables.

L’IPE est réparti en deux catégories : d’une part l’environnement (qualité de l’air, qualité de l’eau, etc.) et d’autre part l’écosystème (la biodiversité, la déforestation, etc.).

Parmi les 16 critères de l’indice nous pouvons retrouver :

  • L’accès à l’eau potable
  • L’efficacité énergétique
  • Les émissions de Co2
  • La protection des régions sauvages
  • Le recyclage des déchets

Les grands vainqueurs du Palmarès 2018 de l’Indice de Performance Environnementale

L’indice permet donc d’évaluer les différentes actions menées par 180 pays sur leur politique environnementale.

C’est ainsi que la Suisse a été élue en 2018 le pays le plus écologique du monde (score : 87.24/100). En effet pour assurer sa première place la Suisse a su déployer les grands moyens ! Le pays encourage très vivement ses citoyens à consommer responsable et promeut l’utilisation d’énergie renouvelable dans l’exploitation et l’utilisation des ressources. D’autre part la Suisse est un acteur majeur de la lutte du réchauffement climatique : le pays a concentré sa politique pour contenir l’augmentation de températures en dessous de 2°C en réduisant considérablement ses émissions de gaz à effets de serre. Enfin le pays s’est engagé durablement à la préservation de la qualité de l’eau et au maintien de la biodiversité.

En médaille d’argent… la France, deuxième du classement mondial ! Il y a encore deux ans, en 2016, la France occupait la 10ème position. Aujourd’hui, avec un score de 83.95/100, la France fait figure de bonne élève sur la question environnementale. En effet c’est la vitalité de notre écosystème français qui nous a permis de faire la différence. Ainsi que le travail des autorités pour améliorer la qualité de l’air et préserver les espaces naturels.

D’autres pays développés occupent la tête du classement, avec notamment le Danemark en 5ème position, la Suède en 6ème position et la Norvège en 15ème position.

Chine et Inde : le grand écart entre recherche de croissance et protection de l’environnement

Aujourd’hui il est difficile pour certains pays en développement tels que la Chine (120ème au classement) ou encore l’Inde (177ème) d’allier leur fort développement économique avec une politique environnementale. Cela a des conséquences souvent néfastes, et directement visible pour la population, telles que la médiocre qualité de l’air, la pollution de l’eau et des sols.

En Chine par exemple la pollution atmosphérique ampute chaque année l’économie chinoise de 33 milliards d’euros. Bien que le pays soit en guerre contre la pollution, celle-ci est encore responsable de la mort prématurée de plus d’un million de personnes.

Quelles conclusions tirer de ce classement ?

Deux points majeurs sont mis en exergue par ce classement : d’une part il est plus facile pour les pays développés de mener des politiques environnementales efficaces. D’autre part la question environnementale n’est pas encore une priorité pour les pays aujourd’hui en développement.

Cependant ce deuxième point peut être nuancé, notamment en ce qui concerne la Chine. En effet, malgré la pollution importante qui y règne, de nombreuses mesures fortes ont été prises pour tenter de diminuer la pollution atmosphérique. Le pays s’est par exemple engagé à réduire de plus de 15% la concentration moyenne de particule fine dans l’atmosphère et à développé de nombreux systèmes de tri, de collecte et de recyclage de ses déchets, notamment dans les grandes villes.